Depuis des siècles, nous échafaudons des ziggourats, des pyramides, des grattes-ciel et quantité d’immodestes protubérances. J’apprends que le gratte-ciel de Dubaï, le plus haut du monde jusqu’au prochain record de cette compétition démente, connaît quelques difficultés. Il n’est pas très loin du site où fut construite, en son temps, la tour de Babel. On dirait que l’histoire balbutie : mêmes faux temples, mêmes faux dieux. Les menaces de krach économique mondial me semblent du même ordre que le déluge. À minima, elles pourraient saper notre prétention à percher notre orgueil en altitude.